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Portrait de Lialia, doyenne des actrices de Gintaras Varnas

6 octobre 2007

J’étais assise à cote d’une actrice très âge, qui irradie sur scène. Elle avait dû être très belle, dans sa jeunesse, car elle le demeure encore aujourd’hui. Coiffée comme dans les années cinquante, avec des sourcils a la Garbo, et des yeux ont la Michelle Morgan. J’étais assise à la place de Gintaras Varnas, la meilleure dans tout le théâtre. Il était parti a Riga. Cette dame, avait beaucoup de mal à articuler, à parler dans la vie. Mais sur scène cela lui était facile. Une présence. Lumineuse. Daiva m’avait dit: Varnas la considère comme sa maman, ici au théâtre ».Lialia, ajouta: « je lui dois tout: je ne travaillais plus, il m’a ramassée du sol. »

Elle resplendissait de paix. Elle était lointaine. Il y avait une grande « humanité »: comme on dit bêtement, derrière chacun de ses mots. Toute sa reconnaissance envers ce metteur en scène génial. – Vous-même n’as pas d’enfants?-Si….. j’ai une fille… qui habite en Amérique. Elle avait beaucoup de mal a sortir les mots de sa bouche.- Ah… dis-je en attendant la suite.Elle parlait toujours comme s’il y allait avoir une suite et puis rien ne venait.

Elle cherchait dans son vieux boudoir plein de roses fanées, ses souvenirs qui dataient d’il y a plus de mille ans.- Vous savez Le pays lointain est le plus beau spectacle que j’ai vu de ma vie. Et vous y irradiez. Votre personnage est très beau. Bravo madame.Elle ne sembla entendre que la première partie de ma réponse. – Moi aussi, vous savez. Et elle retourna dans son boudoir. Moi j’attendais la suite et je regardais sa beauté solaire. Puis elle ajouta- Il a rendu la pièce bien plus profonde que ce qu’elle est en réalité.J’attendais la suite. Comme cette vielle dame avait le pouvoir de m’inciter à l’écoute, moi qui parle tout le temps! C’était ce même magnétisme qui avait agit sur scène l’avant-veille.

On voulait l’écouter. Ou plutôt le vouloir n’avait rien a faire les dedans, on l’écoutait et c’est tout. Tout d’un coup elle parut étonne.- Comment se fait-il que vous parliez lituanien?-Oh c’est une longue histoire. Je n’aime pas aller dans les pays sans comprendre ce que les gens disent. Quand les yeux ne suffisent pas alors, il faut ajouter la parole. Je suis contente de pouvoir parler avec vous et avec Gin taras.Elle sourit. Pour l’entracte elle me pris par le bras, en me priant de passer devant elle. Je refusais, elle rit. Et elle dit  » Allez-y enfant. »Le mot en lituanien est très tendre: vaikele, diminutif de vaikas- enfant.-Je lui dis que je partais le lendemain pour Vilnius.

Elle me salua elle me demanda si je ne vois pas Crime et Châtiment. Je lui répondis que je l’avais déjà vu, lors de la première, que je souhaitais vraiment le revoir, mais que j’avais prévu de voir mon vieil ami Daluis, qui jouait à Vilnius au même moment.Elle me dit: -J’ai vu toutes les remettent de ce spectacle… J’ai vu sa création… Le spectacle a beaucoup change depuis la première.

Le spectacle fini, elle me salua, et je lui dis que je reviendrai à Kaunas le samedi prochain.

eva 

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